Partager l'article ! Vox populi, vox dei: Vox populi, vox dei Militants de l'Espoir à Gauche. Le 8 juillet 2011 Investis de la ...
Agde coordination: Claude Marais
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Béziers coordination :
Christelle Pasturel
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Marseillanccoordination
: René Angel, Gérard
Gaches , Roger Thomain
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Mèze
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Montpellier coordination : Ahmed Laaraj ,
Magali Balmefrezol
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Sète coordination : Michèle Weil
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Pays d'Hérault - Campagnes d'Avenir. Coordination : Blaise Boudet et Jean-Claude
Besson
Investis de la légitime curiosité de
leurs compatriotes, les journalistes s'arrogent parfois le droit d'infléchir cette dernière, comme le pantin de Gepetto s'émancipe de la tutelle de son créateur. Résultat, coiffée du bonnet
d'âne, inébranlable il s'échappe et nous autres, pauvres auditeurs, assistons péniblement à son entêtement.
Les exemples ne manquent pas. Trop nombreux sont les journalistes qui courent après "la petite phrase" - cette phrase sortie de son contexte qui fait le tour du pays et qui ne veut plus rien dire-, rares sont ceux qui ne se préoccupent pas des guerres d'images. Est-ce ainsi qu'ils se font les vecteurs de la démocratie, est-ce ainsi qu'ils font débattre les différentes voix du peuple ? S'ils veulent parler ragots et coups bas, pourquoi faut-il qu'ils le fassent devant les micros ?
De risque de perdre toute possibilité de communiquer avec les électeurs, les politiques s'en accommodent comme ils peuvent. À cela je ne vois aucune exception, je ne pense pas qu'un seul homme ou qu'une seule femme politique ne se réjouisse de la qualité du débat médiatique actuel. Ou bien c'est qu'il ou elle n'a vraiment rien à dire. Aux autres, je dis toute ma compassion : il n'est pas facile d'exposer votre vision de la France à des gens qui n'écoutent pas et qui sous prétexte que vous êtes leurs hôtes se permettent de surinterpréter vos propos. Rassurez-vous, je ne suis pas dupe et je ne pense pas être la seule. 2007 était une campagne de journalistes ? La primaire écologique commence déjà à le prouver, à nous de suivre, 2012 sera une campagne d'idées, de changement.
Ségolène Royal porte la force du changement ainsi que l'expérience d'une première campagne. Interviewée jeudi matin sur l'augmentation de la durée de cotisation, elle a abordé la question de la pénibilité au travail qui n'est pas assez prise en compte, le modèle finlandais d'adaptabilité progressive des postes, mais aussi les promesses de 2007 aux personnes âgées, qui n'ont pas été tenues par notre gouvernement; une catégorie qu'elle n'avait pas su séduire – avec humilité, elle l'admet - et qui depuis tombe lentement dans la précarité.
Excusez certains journalistes qui ne se sentent pas concernés et qui ne comprennent pas toujours l'enjeu de ce débat. Peut-être étaient-ils à l'époque du passage de la réforme plus préoccupés par la santé de Madame Bettencourt que par la remise en cause de nos acquis sociaux ? Excusez aussi les journalistes qui sont tentés d'émettre leur point de vue plutôt que d'écouter celui de leurs invités. C'est bien naturel. Ne défendons-nous pas l'aspect participatif de la démocratie ?
Je m'agace simplement que le journaliste se permette de couper la parole à la candidate d'un autoritaire "chhuuut" sous prétexte que cela faisait huit minutes que l'on parlait des retraites, huit minutes - diantre ! - c'est beaucoup trop long ! - il est grand temps de parler de l'affaire DSK, sur laquelle, tout le monde le sait, les responsables socialistes n'ont rien à déclarer. Pourquoi jeter la chose publique dans des débats médiatiques sans contenance quand il fut par ailleurs dans le reste de la rencontre conscient des questions qui importent ? Ça nous amuse ? A peine. Y'a t-il un seul auditeur qui a par la suite eu envie de poser une question sur ce sujet ? Non. Il fut affaire de bas salaires et de retraites, des sujets qui inquiètent légitimement tout le monde.
Qu'ils comprennent bien dès lors, les mauvais colporteurs, qu'ils ne font pas honneur à leur métier et à leurs collègues plus intègres. Qu'ils comprennent aussi que, comme moi, s'ils ont quelque chose à dire, il y a des plates-formes adaptées pour cela. Qu'ils comprennent enfin que le débat nous appartient, qu'il appartient aux candidats de se mettre en valeur et à nous de les choisir. Les critiques, les bilans, les interviews et les sondages sont là pour éclairer notre choix, pas pour le conduire, la Force Citoyenne émane des urnes, c'est là le plus important. Vox populi, vox dei. Nos intentions nous appartiennent. Nos convictions sont profondes et je doute parfois (et je me permets de finir par des mots qui ne sont pas les miens) :
Que vous n'en eussiez pas articulé le quart
De la moitié du commencement d'une, car
Je me les sers moi-même, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.
Judith Pargiter

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