Partager l'article ! Ségolène Royal et Les Echos de Bernard Arnault: Ségolène Royal et Les Echos de Bernard Arnault JDD, par Utica, mercredi 23 décembr ...
Agde coordination: Claude Marais
__________________________________________________
Béziers coordination :
Christelle Pasturel
_____________________________
Marseillanccoordination
: René Angel, Gérard
Gaches , Roger Thomain
__________________________________________________________________________
Mèze
__________________________________________________________________________
Montpellier coordination : Ahmed Laaraj ,
Magali Balmefrezol
_______________________________________________________________________________________
Sète coordination : Michèle Weil
_______________________________________________________________________________________
Pays d'Hérault - Campagnes d'Avenir. Coordination : Blaise Boudet et Jean-Claude
Besson
Ségolène Royal et Les Echos de Bernard Arnault
JDD, par Utica, mercredi 23 décembre 2009
Après les attaques de sondages biaisés (dénoncés sur ce blog) voilà que ce grand média économique, les Echos.fr, instrumente ces sondages douteux pour tenter de semer encore plus la zizanie entre le PS et Ségolène Royal, tout en la discréditant. Ainsi que c’était devenu la règle, depuis que les Echos étaient passés à fin 2007 d’un groupe anglo-saxon au milliardaire Bernard Arnault.
Ca vaut la peine de s’intéresser de plus près à ceux qui tirent les ficelles des Echos.fr
L’actionnaire-propriétaire de Les Echos, 1er média économique de France, est le milliardaire Bernard Arnault, mais celui qui dirige ce média anti-Royal, est Nicolas Beytout, actuel directeur du pôle média du groupe LVMH (milliardaire Bernard Arnault, invité du Fouquet’s). Nicolas Beytout était aussi ex-directeur de la rédaction du Figaro, qui est propriété exclusive de Serge Dassault, cet autre milliardaire, férocement anti-socialiste et lui-même, aussi invité du Fouquet’s au soir du 6 mai 2007, tout comme d’ailleurs l’était Nicolas Beytout. Voilà un point de vue sur le personnage qui n’est pas du journalisme couché (Marianne.fr) : « Que Beytout soit sanctifié, que son règne arrive aux Echos comme au Figaro. Le transfert du très sarkozyste patron de la rédaction du Figaro au groupe LVMH a suscité une vague d'articles louangeurs totalement immérités. Voici pourquoi. Beytout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Son départ de la direction du Figaro lui a valu une étonnante et hypocrite salve d'hommages serviles dans tous les médias, comme si les rédacteurs se disaient que, face à un éventuel futur employeur, il fallait faire gaffe » (Je vous fais grâce du reste, mais cette rocade entre le groupe Dassault et LVMH est instructive, presque, une histoire de famille Sarkozy)
Le supérieur de Nicolas Beytout dans le groupe LVMH est Nicolas Bazire (encore un invité du Fouquet’s !), un ex de la banque Rothschild, actuel CEO de LVMH (milliardaire Bernard Arnault), avec quelques autres conseils d’administrations, dont…celui de l’institut de sondage IPSOS… et last, but not least: témoin du dernier mariage de Sarkozy avec Carla Bruni. (Le monde est quand-même petit…) De plus, le milliardaire belge Albert Frère, est (tout comme Arnault Lagardère) dans le conseil d’administration de LVMH, détient 18% du capital du groupe LVMH et gère un fond d’investissement commun de plusieurs milliards avec Bernard Arnault. Albert Frère était lui-aussi invité du Fouquet’s… (C’est fou, ce que le monde est petit !)
Bon. Ceci mis à jour, on comprend mieux l’orientation sarkozyste et l’acharnement anti-Royal des Echos qui cherche par tous les moyens à cliver Ségolène Royal du parti socialiste, tout comme l’avait fait Libération (propriété des Rothschild, ces autres richissimes potes de Sarkozy).
[…]
Je n’ai rien contre Bernard Arnault. […] Mais, où je ne le cautionne plus, c’est lorsque je vois que Les Echos s’acharnent autant contre celle qui fut tout de même portée par le peuple dont il est lui-même issu et dont Ségolène Royal, de l’aveu de son rédacteur, est toujours proche. Cette manipulation de l’opinion jette la suspicion sur cet excellent média, au risque de le discréditer au rang de feuille de propagande sarkozyste, à l’instar du Figaro. Je crois que des personnes comme lui, comme Albert Frère ou les frères de la branche française des Rothschild, en sont restés aux clichés viscéralement anti-socialistes de 1981, où Bernard Arnault avait même quitté la France pour les USA, marquant ainsi son profond désaccord avec le socialisme de Mitterrand. Je ne le connais pas assez pour savoir ce qui s’était exactement passé pour qu’il en arrive à cette extrémité ? Mais ce qui est sûr, c’est qu'en 1981, Ségolène Royal n’était très probablement pour rien dans les décisions politiques d’alors. Elle n’avait pas ce pouvoir. Alors, je pense qu’elle hérite d’une haine accumulée qui n’a aucune justification objective. Une forme d’injustice.
D’un autre côté, en allant sur le site de LVMH, je vois que Bernard Arnault a, lui-aussi, des préoccupations pour notre environnement, avec une prise de conscience d’autant plus aigüe que son groupe s’est mondialisé. Des évidences préoccupantes qui viennent de partout. Même, si, à l’instar des autres médias sarkozystes, les Echos taisent ces informations, Ségolène Royal a été brillante dans ce domaine. Elle a fait du Poitou-Charentes une des régions les plus avancées d’Europe pour le soin qu’elle y prend de l’environnement, avec déjà en 2005, une approche à la fois visionnaire et pragmatique. Elle y avait déjà créé un pôle éco-industriel regroupant des centaines d’entreprises et de sociétés, pour des résultats désormais très concrets et remarqués au niveau international. A ce point de vue, ils sont proches. Et lorsque je vois le parcours du combattant qu’a mené Ségolène Royal contre les obstacles soulevés par le gouvernement pour sauver les emplois d’Heuliez et le restructurer autour d’un projet éco-industriel (voiture électrique bon marché), je me dis, qu’aussi bien Ségolène Royal, que Bernard Arnault, sont des créateurs d’entreprises et d’emplois, même si pour Ségolène Royal, ça ne l’enrichira pas. Mais elle aura, elle-aussi, cette profonde dignité à avoir créé des possibilités de vie pour d’autres, tout en prenant bien soin de notre environnement, si menacé. Alors, plutôt que de lui tirer encore dans le dos, Bernard Arnault ferait bien de s’intéresser un peu à ce qu’elle fait. L'objectif de Ségolène Royal n’est pas la guerre aux riches, mais de tenter de concrétiser le meilleur pour son peuple. Ce n’est pas la même chose. Plutôt que se livrer à une désinformation indigne, il vaut mieux se parler. Ce jour-là, Bernard Arnault sera vraiment grand.
Derniers Commentaires