«On n'est pas une minorité, pas une opposition, résume David Assouline. Nous sommes des dirigeants socialistes.»
LIBERATION le 17 décembre par David Revault d'Allonnes
«Félicitations». Après une déclaration de politique générale de la première secrétaire, c'est Vincent Peillon, un des lieutenants de Royal, qui lui a adressé ses sincères
«félicitations». Avant de passer, bientôt appuyé par Julien Dray, aux choses sérieuses : la question du rythme du BN, censé se tenir désormais tous les
quinze jours, et non plus chaque semaine comme par le passé. Argument du camp Royal : «Au moment où Nicolas Sarkozy réunit son équipe trois fois par jour, nous ne pouvons pas nous limiter à
un BN tous les quinze jours.» Mais autant que d'une meilleure réactivité face au Président, les royalistes, tenus à l'écart du secrétariat national (SN), le «gouvernement» du
parti, s'inquiètent de leur capacité à peser en interne. Et n'entendent pas voir s'étioler l'influence de la seule instance où ils siègent. Commentaire de David
Assouline, proche de Royal : «Le rythme hebdomadaire est le seul qui permet à la direction effective du parti de fonctionner. Le secrétariat national n'est là que pour mettre en
musique...»
Martine Aubry a bien assuré que se tiendraient, dans l'intervalle, des BN «thématiques», et ce dès le 6 janvier. Mais la ligne de la direction à l'égard de la répartition du pouvoir est claire. «L'après-Reims a commencé»,«Il y a toujours eu des BN, avec des gens d'accord et pas d'accord, des majorités et des minorités.» Un rôle que n'entend évidemment pas endosser l'équipe Royal. «On n'est pas une minorité, pas une opposition, résume David Assouline. Nous sommes des dirigeants socialistes.» Qui, s'ils n'ont pas gagné, ont toujours envie de participer. assurait avant la réunion Benoît Hamon, porte-parole, qui relativisait la fracture au sein de l'instance dirigeante :
«Collectif». Ils l'ont démontré hier, en intervenant sur «tous les sujets...» A propos du contre-plan de relance, les royalistes ont préconisé qui un chiffrage des mesures, qui un maintien de la PPE (prime pour l'emploi). A propos de la réforme Darcos, ils ont insisté sur l'idée de ne pas accréditer le recul du gouvernement. Alors que les amis de François Hollande demeuraient pour leur part plutôt discrets, les partisans de l'ex-candidate à l'Elysée n'ont pas ménagé leurs interventions, dont on imagine mal qu'elles ne furent pas concertées.
Un peu plus tôt, ils avaient d'ailleurs tenté de trancher, au cours de leur réunion, une question existentielle : être ou ne pas être un courant (Libération d'hier). Avec, à l'arrivée, une réponse de Normand : «Nous avons convenu que c'était un collectif à vocation majoritaire, rapporte un participant, qui fonctionnait comme un courant.» Et de ce fait bien décidé à ne pas se faire oublier de la première secrétaire. Quitte à exercer sur elle une certaine pression. Commentaire d'un royaliste à l'issue du BN : «On sent bien qu'il y a quelque chose d'inachevé, d'instable. Tant qu'il n'y aura pas eu de rassemblement, quelque chose restera en suspens.»
à Montpellier au Zénith
le samedi 19 septembre 2009
LE PROGRAMME DE LA
FETE
Financer
les cars pour venir à la Fête
Proposer un hébergement militant
De la gare au Zénith : les transports en commun
Aller au Zénith en voiture
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