Partager l'article ! 1ère semaine de la France d'après: la France contre la gauche ?: 1ère semaine de la France d'après: la France contre la gauch ...
Agde coordination: Claude Marais
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Béziers coordination :
Christelle Pasturel
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Marseillanccoordination
: René Angel, Gérard
Gaches , Roger Thomain
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Mèze
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Montpellier coordination : Ahmed Laaraj ,
Magali Balmefrezol
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Sète coordination : Michèle Weil
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Pays d'Hérault - Campagnes d'Avenir. Coordination : Blaise Boudet et Jean-Claude
Besson
Adieu Sarkozy ?
La veille, son discours avait été jugé très digne, plus digne que son quinquennat lui-même. Il avait failli réussir sa sortie. Bien sûr, il avait calmé l'assistance de cette salle de Mutualité, emplie de fans en larmes, souvent très jeunes. Il annonça aussi que sa place dans la
vie politique allait être différente. Il reconnut le résultat du vote, et donc sa défaite. Quelque 1,3 million de voix le séparaient de François Hollande. Ensemble, tout n'avait pas été
possible.
Mais il lança quelques piques, à plusieurs reprises, contre le camp adverse. Des piques loin d'être anodines. « Je ne
serai jamais comme ceux qui nous ont combattu. Nous aimons notre pays. » Il reprenait son antienne de campagne, « la France contre la gôche », « une France qui a su gagner avec
moi en 2007 et qui sera en 2012 reconnaître la défaite », un refrain fort peu fair-play, fort peu patriote.
Lundi à ses proches, puis mercredi à ses ministres, Sarkozy fit ses adieux. Officiellement, il souhaitait bonne chance à
son successeur. En coulisses, il est plus hargneux: « Se dire qu'on leur leur laisse tout ce merdier a quelque chose de délicieux » aurait-il confié à ses conseillers, d'après le Canard
Enchaîné.
Il n'avait perdu ses mauvaises habitudes. Lundi, sa réunion avec les dirigeants de l'UMP fut organisée à
l'Elysée.
Anti-France
Dès lundi matin, Jean-François Copé, Nadine Morano et quelques autres reprirent l'attaque sur le thème de l'anti-France. A
la Bastille, la présence de quelques drapeaux étrangers les avaient choqué. Sur le Net, de nombreux billets frontistes fleurirent contre cette « France d'après », trop colorée, trop
variée. Pour celles et ceux qui étaient à la Bastille, entendre cette France bigarrée chanter la Marseillaise, après la décennie ou plus que nous venions de vivre, avec quelque chose
d'incroyablement patriote. Mais pas pour les rescapés de Sarkofrance. Les sbires de Sarkofrance n'avaient que cela comme slogan: Hollande n'était pas vraiment la France. La preuve ! Le
slogan de campagne pour les élections législatives, dévoilé en fin de semaine, ne disait pas autre chose: « Ensemble, choisissons la France ». L'ancien avocat d'affaires, député-maire de
Meaux, et proche de Ziad Takieddine, donnait des leçons de patriotisme !
Les mêmes cherchèrent également quelque querelle à François Hollande sur l'avion privé qu'il
utilisa pour revenir rapidement sur Paris et célébrer la victoire de Tulle à la place de la Bastille. C'était petit, c'était mesquin, c'était faux. Notre mémoire était encore fraiche de la
débauche Bling Bling du quinquennat Sarkozy qui s'achevait enfin. Une autre micro-polémique de la semaine fut alimentée sur Jean-Marc Ayrault. Le maire de Nantes, pressenti pour être premier
ministre, avait été condamné en 1997 pour favoritisme puis blanchi en 2007. En droit français, sa condamnation n'existait plus. Mais en droit sarkofrançais, tout était possible.
Qu'importent les affaires Karachi, Tron, Woerth, Sarkozy, Copé, Takieddine, Balladur. ...
Aucun de ses sbires de Sarkofrance n'étaient là pour commenter ces étranges nouvelles: la Grèce, que l'on croyait «
sauvée de la disparition » par Nicolas Sarkozy (dixit lui-même vendredi 4 mai) s'était dotée d'un Parlement ingouvernable, et de quelques députés neo-nazis, à l'occasion des élections
législatives de dimanche. Toute la semaine, les Bourses furent chahutées par un regain de spéculation contre l'euro. A Paris et ailleurs, des policiers manifestaient encore leur colère et leur
désarroi. Après 5 ans de silence sous Sarkozy, la coupe était donc pleine.
Le 8 mai, Nicolas Sarkozy fut accueillant et prévenant à l'encontre du Président élu. L'image des deux
cote à cote au pied de l'Arc de Triomphe était belle. Mais la trêve fut de courte durée. Certes, Sarkozy ne faisait qu'adieux, cartons et dédicaces. Mais l'UMP tentait de conserver son
unité le temps du combat législatif.
Rien n'était perdu.
Ami sarkozyste, où es-tu ?

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